Bonjour à Tous

En plein remaniement du " métier le plus beau du Monde " 

Pourquoi un blog sur la kinésithérapie ?

Dénoncer des inégalités médicales paramédicales.

Informer le public ( autant les étudiants que vous patient )

Promouvoir l'utilité de la kinésithérapie dans le quotidien de chacun.
Partager des "souvenirs" d'étudiants

 

Dans la limite de mes compétences, je suis prète à répondre à vos questions, ou à vous orienter vers d'autres pistes plus aptes.

Et vous faire partager " notre " quotidien. 

Bonne visite

Kath.

Attention : en cas de doute, toujours demander à son médecin ou son kiné. Merci.

Samedi 21 novembre 2009
C'est l'histoire d'une jeune fille assez prétentieuse qui pensait pouvoir réussir là où les autres échouaient.
La patiente atteinte d'une maladie d'origine inconnue a entre autre pour symptôme une spasticité très importante qui la fait souffrir. Les médecins prescrivent de la kiné. Une première kiné diplômée s'y rend, et revient après pour m'expliquer qu'il s'agit de " torture " de réaliser de la kiné sur une telle patiente. Intriguée la jeune fille se rend dans la chambre le lendemain, pour voir ce qu'est " une vrai spasticité " comme si le patient était un bon cobaye pour explorer ses connaissances.
Même si elle ne connait pas encore tous les points d'inhibition elle se dit qu'elle elle va y arriver.
En douceur, elle parvient, à ouvrir les doigts de la patiente, à faire partir son poignet en extension à tendre son coude presque jusqu'à 0° et à l'écarter d'une dizaine de degré de l'axe du corps. Ravie de sa réussite...
La patiente, elle gémissait doucement, ne semblant ni comprendre les propos qu'on lui donnait, ni ce qu'elle disait.
Elle revient dans le bureau de garde et lance qu'elle veut s'en occuper demain.
Le lendemain, elle se rend dans la chambre. La patiente panique dès qu'elle lui dit qu'elle vient mobiliser son bras. Malgré les chouinements de la patiente, la jeune fille se dit que elle va y aller plus doucement... Et elle mobilise juste le poignet avant d'abandonner.

Elle n'a pas abandonner la réeducation de cette patiente parce qu'elle n'y arrivait pas.
Mais parce qu'elle était dérangée que les gémissements de sa patiente ne l'atteignent pas. Et que si ca n'avait tenue qu'à elle, elle aurait continué même si la patiente souffrait.

La première règle qu'elle a appris c'est que la réeducation doit être INFRADOULOUREUSE.

Sauf que la question qu'elle s'est posée alors c'est A PARTIR DE QUAND PEUT ON CONSIDERER QU ON VA TROP LOIN ?
QUAND ON AGIT POUR LE MIEUX DU PATIENT.

Du moins c'est notre sentiment.

Car après tout, cette patiente verra sa spasticité augmentée avec le temps... alors si la mobiliser et étirer ses articulations pouvait permettre de la " guérir " cela ne voudrait il pas le coup ?
Après tout, celle ci n'est pas capable de s'exprimer correctement, alors comment comprendre ses gémissements comme des refus de traitement ?
Qu'est ce qui est " juste " ?
S'en occuper ou arrêter un traitement ?

Le problème majeur c'est le doute.
Quand on réeduque, on ignore si notre action agira parfois... et alors comment peut on savoir si c'est utile de le faire quelque soit la douleur du patient...

Combien de fois n'ai je pas entendu des patients dirent qu'une fois allé chez le kiné ils ont hurlé de douleur mais qu'après ils étaient ravis du résultat obtenu ?!

Alors la question est : qu'est ce qui est juste ?
Et qu'aurais fait les autres à ma place ?

Les trois kinés de mon service n'auraient pas entrepris la réeducation.
Et deux élèves kinés à qui j'en ai parlé m'ont dit que eux l'aurait fait.

Parfois, la kinésithérapie est une science étrange et comme dirait certains on fait de la kiné pour " assouplir les gens pour leur cercueil " pour certains patients.
Alors ce doit on de faire cette kinésithérapie si elle est demandée par un médecin ou au contraire doit on ne pas la faire parce qu'on estime que c'est plus " juste " ?

Kath
Par Kath - Publié dans : Inégalités
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Dimanche 25 octobre 2009
Sexologie Mag
( Vulgarisation scientifique - Presse féminine )



Sexologie Mag c'est un nouveau magazine ( actuellement trois numéros ) qui a débarqué cet été dans vos kiosques. Et oui, l'été est souvent synonyme de farnienté et quoi de mieux pour cela que de se réfuigier dans la presse féminine ( surtout, que passer le mois de mars à juin, plus aucun ne parlera de vos kilos en trop ou des régimes miracles : ils considèrent souvent qu'en juin vous êtes devenue irrécupérables^^ ).

J'ai hésité pas mal de temps devant ce nouveau magazine, mais n'ayant aucune autre lecture satisfaisante ces derniers temps, je me suis laissée tentée par le numéro ci dessus. Très cher ( 4 euros 30 tout de même ), il présente l'avantage de ne mettre aucune publicité intempestive. Mais peut être finalement est ce un tort ? Un magazine avec plus de publicité comme Sensuelle, ferait peut être baisser le prix. Ou alors proposez un cadeau édulcoré avec l'abonnement ?!

Le format aussi est un point négatif pour ce nouveau magazine qui s'affiche en A4 or la mode est au A5 bien préférable, car plus pratique et kawaii ( et oui, on s'adresse en majorité à des filles, donc il faut leur plaire ! ).

Le magazine n'a qu'une faible teneur en infos scientifiques. Ou philosophiques. Ne vous attendez pas à trouver un Sensuelle bis, il n'en sera rien. Les articles sont plus centrés sur la sexologie, la thérapie de couple, la psychothérapie, ou le développement personnel dans la recherche de plaisir. 
En clair, un magazine psy centré sur la sexualité.

Beaucoup de couleurs
,textes clairs, et où l'on joue sur le gras, les alignements ou centrages de textes, les zooms : le tout pour ne pas se lasser d'une longue lecture. Et ravir les orbes penchées sur le texte.

Un gros plus de ce magazine ceux sont les photographies : sublimes. Et même si comme toujours il y a plus de femmes représentées ( n'est ce pas étrange pour un magazine féminin ?!  ) pas mal de models masculins figurent en couleurs ou noir et blanc.

D'une manière générale, le magazine se base sur les fantasmes, les explorant un à un, les décriptant et proposant un mode d'emploi pour les réaliser ou des sugestions à envisager pour pimenter son couple comme on dit ^^

Vous retrouverez les grands classiques : tests, horoscope sexy, et mode féminine ( à l'honneur les plateformes : perso je vous recommande New Girl bld de Clichy qui a de loin les plus belles importations de la capitale en la matière ).

Un petit plus encore de ce magazine est de s'appuyer davantage sur la littérature étrangère et non traduite en France, ce qui apporte du fraix sur un sujet aussi lu qu'est la sexualité. Il présente aussi nombre de pistes de lectures à la fin de chaque article.

Et quantité de résultats de sondages...
Ah vous après de vous faire votre propre idée... si vous êtes d'accord ou pas.

Kath

Lien image : www.zepresse.fr
Par Kath - Publié dans : Sensualité
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Samedi 24 octobre 2009
Kiné Militaire

ou

Technicien Paramédical civil du Service de santé des armées ( MITHA )





Article en construction




Pourquoi être kiné dans un hopital militaire ?


On peut travailler dans un hopital militaire en tant que civil ou en tant que militaire.
Mais que l'on soit l'un ou l'autre, c'est une occasion unique de travailler dans un milieu tout à fait particulier qui a ses règles propres.
Généralement, vous ne serez pas décus par les installations proposées : du bon matos et à la pointe des dernières innovations.
Des patients enrichissants : tant en tant qu'être humain que dans leur vécu ( qui dit HIA dit blessés de guerre notamment ). Cela vous permet de voir une réalité autre que celle présentée dans les journaux ou à la télé. Mais aussi de voir des contextes de blessures impressionnants et des réeducations kinésithérapiques passionnantes.
Les patients ont en moyenne une trentaine d'années ( en plateau technique ), souvent sportifs (donc avec de beaux corps : attention à bien connaitre son anatomie, on est souvent surpris de constater que les livres de Dufour sont la réalité : vous ignorez que le deltoide moyen avait trois faisceaux normal chez vous, c'était tout mince, tout flasque... et bien, vous aurez des sujets où la connaissance en anatomie est indispensable )
Des médecins qui s'y connaissent ( je sais ca fait rire les gens que je dise cela... mais ca m'a agacée dans mes précédents stages d'entendre des inepcies sur mon métier du coup, j'en garde une certaine rancoeur... ) en réeducation ( normal il parait que ceux sont des médecins de réeducation. N'empêche ca fait chaud au coeur de voir des médecins faire des tests ou employer notre vocabulaire.
Un milieu hierarchique. Les médecins évoluent dans les grades à l'ancienneté, et il n'est pas rare qu'alors la plupart des médecins soient plus haut gradés que leur patient. Du coup, il en découle souvent une autorité naturelle de la part des patients envers eux.

Une nourriture délicieuse.
JF m'en avait souvent vanté les délices... pour me faire rager. Mais, apparemment, ce n'était pas des conneries. Rien que pour avoir une aussi bonne " cantine " ca vaut le coup !!! ( mon péché de Dante c'est la gourmandise )

Une ambiance particulière ( cf plus bas )

Une notion de coopération et d'entraide.

Et prochainement, peut être un engagement des kinés sur les lieux à risques... ( j'avoue qu'avant de faire mon stage, je ne pensais pas que les médecins militaires puissent être amenés à être aussi touché par les combats... je pensais que les soignants étaient épargnés - ma naiveté - puisqu'ils sont du côté des gentils. Un soignant n'est pas censé faire de distinction entre un camp ou un autre... )

Les HIA

3 en Ile de France : Percy, Val de Grace et Bégin.
En province : Brest, Lyon, Marseille, Metz, Bordeux, et Toulon

Que vous pouvez découvrir dans la revue Actu Santé lien



Modalité et documents à fournir : http://www.defense.gouv.fr/sante/votre_espace/recrutement__1/les_metiers_du_ssa/des_professions_paramedicales__1/le_service_de_sante_des_armees_recrute_des_ide/vous_etes_infirmier_diplome_rejoignez_un_hopital_des_armees





Mon expérience :

J'ai un contexte personnel assez particulier : les militaires j'en ai toujours eu une image déformée. JF étant un civil m'en a souvent parlée mais je ne retenais que ce que je voulais entendre : que je ne pouvais pas être commando parce que j'étais une fille, qu'il avait eu la chance de partir dans la jungle, de faire des parcours dans la boue ( oui, j'ai toujours révé d'être Chuck Noris dans Un homme pour sauver le président ), que la Légion c'était un honneur d'en faire parti et un malheur pour ta femme, que le costume vert c'était vraiment pas seyant chez mon ex, qu'en tant que fille on se payait ta tête mais on t'admirait si tu étais à leur niveau... etc.
Bref, assez souvent mes idées étaient assez éronnées.
Du coup, je suis partie faire ce stage avec des apprioris comme quoi j'allais en baver...

Après un début assez dur ( j'ai tenu huit jours avant de craquer ) j'ai finalement retenu une lecon : on ne te demandera jamais rien, c'est à toi de prendre des initiatives ( prendre des décisions c'est mon point faible ).
L'ambiance masculine m'a surprise. D'habitude, je suis plus à l'aise dans ce genre d'ambiance qu'avec des jeunes filles de mon âge. Du coup, j'aurai du me fondre dans un élément familier, au lieu de quoi, je me sentais perdue et prude. Faut dire que les discussions étaient parfois vraiment trashs ( imaginez un groupe de six hommes ayant subi un syndrôme frontaux ;) ) et les mots parfois inconnus, du coup comme une conne quand je comprenais pas je demandais. Ou j'essayais de suivre...
Parce qu'au fond, j'avais pas retenu la deuxième lecon : " en montrant qu'on n'est pas une oie blanche, on prouve qu'on ne se laisse pas impressionner. "( 1)

Finalement, ce qui me paraissait être des obstacles au début m'est apparue ce qui était finalement le plus enrichissant dans cet univers : des gens passionnés par ce qu'ils font et doués, du bon matos, une entraide entre tous les kinés, une ambiance masculine qui finalement divertie bien, des gens qui finissent par " te connaitre " mieux que toi même ( par une attitude taquine et franche, en fait ils disent tout haut ce que les autres pensent tout bas. Et s'entendre dire certaines vérités n'est pas agréables parfois pour peu qu'on soit trop fragile ce jour là. Du coup, je ne sais pas trop si c'est vrai, mais personne ne m'avait jamais fait sentir à ce point que j'étais " atypique " ou différente des autres filles sans parvenir à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose ). Ils ont un sens du détail impressionnant ( si vous en avez marre des hommes qui ne remarquent pas votre nouvelle coupe de cheveux ? votre nouveau vernis ? ou votre dernière chirurgie ? prenez un militaire. C'est flippant ! Ils ont un sens de l'observation très développé ).

Le plus bizarre dans l'histoire c'est que j'ignore si mon stage sera validé, mais je ne regrette pas de l'avoir fait. J'ai appris autant sur moi même que sur les autres. Et j'ai appris à dépasser certains préjugés sur les armées, et compris comment fonctionne certaines choses. J'ai pu constater que le plus bizarre c'est que je trouvais beaux la plupart des hommes que je cotoyais par un quelque chose que je ne définissait pas. Que finalement chez un amputé finalement, la seule chose que j'ai vu c'est la beauté de ses traits et la musculature fine de son dos. Et j'ai enfin compris pourquoi bon nombre de kinésithérapeuthe veulent travailler dans le domaine du sport : c'est passionnant.
Les pathologies s'individualisent à chaque patient... Faut savoir les considérer comme être unique et adapter un protocole sur ce que tu crois juste et non, à la lettre bêtement.

Et que finalement, j'en viens à me demander si... kiné militaire, je pourrais le faire ?
Le démon de minuit qui se réveille. C'était au lycée que je voulais faire carrière chez les militaires : en tant que commando, maitre chien puis médecin... Alors finalement pourquoi pas kiné ?!


Voilà, je fais un article plus précis et concis sous peu.
Kath



( 1 ) BIBA Novembre 2009 N°357








Par Kath - Publié dans : Etre kiné
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Vendredi 23 octobre 2009
J'ai testé...

Musculation
Appareils and Co




   La musculation aussi loin que je me rappelle dans ma tête ca signifiait " crétins ". Dans le sens, que l'on voit des muscles, et des muscles qui renferment en dessous le vide. Le mythe du bodybuilder qui pense par en bas, et de la fille très laide avec ses muscles surdéveloppés. Quand un club de fitness et body a ouvert près de chez moi, les tarifs ont surpris tous le monde. Quoique la ville soit plutôt riche ( sans battre Sceaux ! ) qui irait dépenser tant d'argent dans un club de fitness ?

   Aussi j'ai souvent été surprise par les pubs d'Euroshopping, ventant les miracles de tel et tel produits pour renformer, muscler ou affiner les muscles quand ce n'est pas rafermir une peau ou en diminuer cellulite et rides. Nous présentant des femmes et des hommes tous plus musclés les uns que les autres.

   Au cours de mes stages jusqu'alors, je n'imaginais les êtres humains que comme " le commun du mortel " c'est à dire : un peu gras sur les bords, un peu flasque et avec des muscles prédominants sur les endroits qui nécessitaient d'être sollicités dans leur métier ou sport de loisir.
Réservant les beautés masculines aux magazines de sports comme un mirage.

   Aussi mon dernier stage m'a prouvée le contraire... Et j'ai été déconcertée. Comme à une interro orale où sur un homme grand et bien bati j'ai confondu le grand pectoral et le dentelé tellement les dimensions n'étaient plus les mêmes que sur ma binome plus petite.
J'ai mis du temps à m'adapter à cet univers où 1/ les hommes sont beaux ( y a peu de femmes ) 2/ où l'idée de infradouloureux est relatif au grade et au degré de testostérone de l'individu 3/ la musculation et le réentrainement cardiovasculaire y a toute sa place.

   Finalement, après plusieurs jours à terversiger... Je me suis dit : vas y c'est la chance de ta vie de faire de la muscu ! En plus, si les patients y parviennent toi aussi !!!

   Quelle bonne blague !

   Mon fichu égo en a pris un coup !

   Du coup après, j'admirais vraiment " mes " patients ! Mince alors ! Ou les autres kinés !!! ^^

***

   Le developper coucher


   C'est la machine de musculation probablement la plus connue : allongé sur le dos ( attention plaquez bien votre région lombaire : pendant l'effort on a tendance à se cambrer ! ) les jambes en crochet ( fléchies ) on soulève une barre et on la redescend ( le plus dur étant de freiner la descente ).

   La barre faisait 20kg
A l'heure actuelle, je ne parviens qu'à faire que 5 séries de 5 ou 6 mouvements avec 20kg / 24 kg
Je n'ai pas testé ma résistance maximale = il s'agit du maximum de poids que je suis capable de soulever en une fois. Généralement la RM permet ensuite de déterminer à quel pourcentage ce cette valeur nous souhaitons travailler.
Selon ce résultat, on privilégiera un travail des muscles en puissance, force, endurance... etc.

   Les effets : des contractures aux abdominaux, et aux triceps. Des tiraillements aussi au niveau sternal et des 4ème ou 5ème cotes.
Aussi je vous conseille de bien vous étirer après une scéance.

   Pour le triceps : assis sur une chaise, on passe son bras derrière la tête ( comme pour se gratter la nuque ) et avec notre seconde main on pousse en arrière le coude.

   Rem : en général une personne est capable de soulever son poids en développécouché. ( j'ai toujours admirer les héroines en étant capable : Anita Blake )

   Variante : squat
Debout, la barre REPOSANT sur les épaules derrière la nuque, on fléchit les genoux et on remonte. Du coup, on fait travailler ischiojambiers, quadriceps, triceps et fessier par ce qu'on appelle généralement le paradoxe de Lombart ( que quelqu'un me détrompe si je dis une connerie ).

***

   La press

   La première fois que j'ai entendu parler de cet appareil c'était pour la réeducation des ligamentoplasties du genou ( on considère qu'il n'est pas possible de travailler après l'opération un quadriceps en chaine ouverte ) car la press permet de travailler en chaine fermée.

   Le plus facile et quelque part le plus dangeureux.
Jusqu'alors je n'ai pas encore compris quel était le bon dosage. Je soulève à deux jambes en séries de 10 mouvements 50kg sans me fatiguer.
Mais il faut se concentrer en permanence pour avoir les genoux bien dans l'axe et ne pas mettre en contrainte un des ménisques du genou par des rotations intempestives. ( les ménisques sont des sortes de joint qui lient le tibia et le fémur et leur permettent lors des efforts d'amortir les chocs. Si vous faites une rotation de votre genou alors l'un est plus sollicité que l'autre et donc s'use plus vite !!! ).

   Les effets : une peau semblant plus ferme et plus dure au toucher sur l'ensemble des cuisses et des jambes ( sauf peut être les fessiers trop peu sollicités ). De grosses contractures qui perdurent généralement sur plusieurs jours. ( du coup, j'ai été bien avisée de faire cela avant de faire des squats avec " mon " patient parce que du coup, je ne parvenais même pas à les faire avec lui et je tremblais les muscles tétanisés : c'est cela, de vouloir faire sa maligne ! )

   Personnellement, je dirai que c'est quelque chose qui marche très bien si vous avez des jambes peu musclées et que vous souhaitez les renforcer globalement. Selon le mode d'exercices, et les amplitudes vous préviligirais un groupe musculaire particulier.

***

   Le vélo de musculation et le rameur

   Ces deux appareils je les avais déjà testé autrefois lors de stage, de visites chez des amis où la maman a toujours une volonté d'enfer de tester un nouvel appareil avant de se rendre compte que ca la fait chier de l'utiliser.

   Mais la petite nouveauté c'est de faire ces appareils dans le cadre d'une réeducation cardio vasculaire ( votre coeur est souvent nul ca fait peur ). Cela consiste à faire des séries de X temps et X temps de repos.
Par exemple, on pédale à toute vitesse pendant trente secondes et on se repose en roulant doucement trente seconde et on repart trente seconde... et cela pendant par exemple 6 minutes.
Et vous comprenez vite que même pour quelqu'un en pleine capacité de ses moyens ( vous ) c'est dur. Alors le patient...
On peut faire le même exercice en diminuant le temps...

***

   Le dernier appareil que j'ai testé j'ignore son nom... C'est un appareil que j'avais déjà vu en libéral. Le truc qui pèse une tonne, prend beaucoup de place, et on se demande à quoi il sert... En fait, c'est souvent un complexe de poids à soulever avec des barres, des ficelles... et on choisit l'assemblage que l'on souhaite pour faire travailler préférentiellement un groupe musculaire.

   Perso, j'aime pas. Trop compliqué. Et avec des poids en bandeau ou en halères ou encore avec des bandes élastiques à résistances ( faudra que je lise un bouquin là dessus un jour ) cela devrait faire les mêmes effets... Alors pourquoi s'encombrer !

***

   Et voilà, mon ptit parcours chez les accros de la muscu...
Le pire c'est que j'aime bien cela...
Après j'avoue que les patients et les kinés se payent assez ma tête pour n'en faire que le soir, le midi ou le matin quand ils ont le dos tourné^^
Mais si je trouvais un club pas trop cher sur Paris, je serai assez tentée d'y aller une fois par semaine ou certains soirs en semaine.

Kath




Par Kath - Publié dans : J'ai testé...
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Samedi 10 octobre 2009
Ecrire une bibliographie



Nota : ne s'appuie pas sur les cours vus à l'ENKRE
Donc l'article est exhaustif


   Une recherche bibliographique doit tenir compte de deux données importantes :

* les articles de plus de 10 ans sont proscrits ( ils restent intéressants parfois à titre informatif ou de découverte ou pour aller plus loin après la lecture d'un article s'y appuyant )

* les articles en anglais sont préférables ( la recherche en France est très limitée - notre faute - et comme les médecins, ils seraient préférables que l'on écrive des articles en anglais sur la recherche en kinésithérapie si on veut réellement développer la recherche en France. )

   L'usage de l'anglais est donc presque indispensable si on souhaite être conscencieux ( je dis cela, mais de mon côté, mon usage de l'anglais est restreint à WolfTexas radio et la BitLit :(  ).
Je vous recommande ainsi l'usage du Dorland. Dictionnaire médical francais anglais qui fait rarement défaut ( peut être en anatomie précise des muscles ) mais comporte des définitions explicites et pertinentes.

Par où commencer ?

   D'abord chercher des mots clefs.
Que recherchez vous ? Quels thèmes généraux abordez vous ? Et précisemment, où voulez vous aller ?

Exemple : que recherchez vous ? La ligamentoplastie du genou et sa réeducation.
Il vous sera nécessaire de considérer que ce thème est très vaste !
Quel chirurgie a été abordée ? ( la réeducation en étant dépendante )
A quel moment de la réeducation êtes vous ? ( préventive ? post op ? M+1 ? M+ 3 ? )
Travaillez vous sur du renforcement musculaire ? la douleur ? la proprioception ? la reprogrammation neuromotrice ?
Est ce une question pertinente qui vous vient en tête : l'implication de la ligamentoplastie dans les défauts de marche ( ca me trotte dans la tête en voyant certains patients... ).

   Une première recherche globale pour cibler plus précisemment ces mots clefs peut être réaliser sur Google Scholar.
Mais attention si la plupart des articles y sont gratuits ou en consultation libres, on trouve tout et n'importe quoi. Et surtout de tous les pays ( Maroc, Tunisie, France, Amérique... etc. )

   Après il est interessant de regarder dans EM Consulte
Et dans les sites de revues concernées.
Aujourd'hui, chaque revue dispose d'un site internet présentant un moteur de recherches internes d'articles.
Remarque : la plupart des archives sont gratuites
Exemple : Cahier de la kinésithérapie http://www.em-consulte.com/produit/cki
et Annales de la Kinésithérapie http://www.em-consulte.com/revue/akine

   Ensuite, il est intéressant de regarder du côté du site HAS Haute autorité en Santé qui présente les recommandations en santé sur certaines pathologies.
En tant que patient ou praticien cela permet d'évaluer la justesse des gestes médicaux paramédicaux pratiqués et appliquer ce qui a le plus fort niveau de preuve.

   En francais, vous pouvez rechercher du côté de Kinedoc.fr ( intéressant pour la littérature grise )
Ou encore Cochrane Library.

***

   Une fois que vous disposez de vos mots clefs en anglais ( s'aider du Mesh pour cela peut être utile - Tutorat - ) vous pouvez vous rendre sur PubMed ou Pedro ou CEBP
AND et OR vous permettrons d'ajuster vos mots clefs au cours de vos recherches.

Ainsi que via ScienceDirect

***

   Et une fois que j'ai mes résumés d'articles j'en fais quoi ?

   Sur internet les articles coutent chers !
Je n'ignore pas que beaucoup de patients à la recherche d'explication sur leur maladie payent leurs articles une fortune pour s'informer ( et praticiens aussi ) mais le mieux est quand même de rechercher ces articles sur place ( une photocopie étant à 10 cents le plus souvent ! )

   Sur place... Pensez à la bibliothèque de votre lieu de stage ( généralement ceux sont les bibliothèques des hopitaux militaires qui sont les plus complètes ! ).

   En France, la bibliothèque la plus complète en kinésithérapie semble être celle de l'ENKRE.( 12 rue du Val d'Osne 94 Saint Maurice ) Elle ne paye pas de mines tellement elle est minuscule mais les bibliothécaires y sont compétentes ! Et surtout, vous y trouverez nombre de livres et revues. Plus un classement thématique en fond. ( intéressant quand on ne dispose que d'une idée de thème de recherche sans savoir dans quelle direction aller ! ).

   Et dernière solution, chercher où se trouve votre article ? http://www.sudoc.abes.fr/
Pour cela vous devez recopiez le numéro ISSN dans le cas d'une revue ISSB dans le cas d'un livre, qui vous indiquera où se trouve la revue. Et dans quelle bibliothèque. Mais aussi si la bibliothèque en question dispose des numéros et années rechercher.
Une fois la revue trouvez allez dans " localisation " pour trouver quelles sont les bibliothèques en disposant puis cliquez sur " + " pour avoir la cote de l'ouvrage ( spécifique d'une BU donnée ) et enfin sur le nom de la BU pour avoir les infos d'accès, horraires etc

   Ensuite, vous pouvez vous rendre dans la bibliothèque en question.

   Autre possibilité la BIUM !
S'informer bien avant sur les conditions d'entrée qui y sont spécifiques ! Et souvent réservés aux étudiants en médecine et avec un temps de consultations des documents sur place limité.

***

Vous êtes flemmard ?
   Alors rendez vous sur rue des fac qui propose de faire le boulot à votre place gratuitement. En 48h il vous trouve les articles demandez et vous explique la démarche qu'ils ont réalisés pour se faire et quelle est la bibliographie correspondantes.

   Une autre solution consisterait sur un article donné à regarder la bibliographie de l'auteur et voir si un titre de revue parait intéressant à exploiter et le rechercher.

***

Kath

Aparté : avec les réformes qui vont découler de la L1 santé, on peut se demander s'il ne serait pas judicieux dans le nouveau programme de K1 d'inclure pour toutes les IFMK des cours d'anglais médicaux et des cours de sport.
De mon côté, ca reste des points que je trouve déplorable de ne pas retrouver dans toutes les IFMK.
Les cours d'anglais d'une part parce que si on veut s'intéresser à la recherche, la majorité des articles sont en anglais ! Et l'on ne dispose le plus souvent que d'un niveau scolaire ( pitoyable en France - on se demande ce que fout le ministère de l'éducation dans ce domaine pour que les francais soient aussi nuls !!! - ).
Les cours de sports car c'est le sport qui permet de voir l'application des cours et qui permet de se dépenser. Les cours de kiné actuels entrainent souvent l'arrêt du sport pour les étudiants sportifs ( sauf SHN ) par manque de temps. Certes beaucoup d'étudiants détestent les cours de sports mais inclure des cours facultatifs au besoin de sport dans une optique de kinésithérapie permettrait de toucher de plus près les notions musculaires ligamentaires et autres.
Par exemple, l'utilisation des machines de musculations ( que l'on utilise souvent en renforcement musculaire chez les jeunes ).
La gymnastique permet aussi de percevoir les étirements, les gainages...
J'ignore comment on pourrait inclure cela dans des programmes scolaires mais l'idée serait peut être de survoler plusieurs sports par mois avec une partie pratique et théorique des risques encourus et des intérets dans une réeducation.



Par Kath - Publié dans : La recherche
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